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Tests génétiques sur les embryons : que faire ?


Faut-il faire tester génétiquement ses embryons pour les sélectionner ? C’est une des nombreuses questions à se poser dans le cadre d’une GPA. C’est aussi un débat entre les « pour » et les « contre ». Voici notre ressenti et notre expérience au Canada.


Préparez-vous: une fois que vos embryons seront créés, votre clinique vous demandera si vous souhaitez les faire tester génétiquement. En fait, la question vous aura été posée bien avant et il faut prendre le temps d’y réfléchir pour pouvoir prendre une décision éclairée le moment venu.


Cette procédure porte différents noms selon les cliniques au Canada ou aux Etats-Unis, mais elle est généralement appelée PGT-A (preimplantation genetic testing) ou PGS (preimplantation genetic screening.


Au delà du sigle, il s'agit d'une technique de screening génétique général qui permet de sélectionner les embryons génétiquement normaux (en élimant donc ceux qui portent des anomalies et dont on sait qu'ils ne pourront jamais donner lieu à une grossesse ou qui résulteront par une fausse couche).


CE QUE NOUS AVONS FAIT

Nous n’avons pas longtemps hésité sur le principe, en se disant que l’on voulait mettre toutes les chances de notre côté d’atteindre une grossesse le plus rapidement et qu’il y avait un enjeu financier, au-delà des chances de réussite.


Mais bien sûr nous l’avons fait car nous avions assez d’embryons au départ (car après le PGT-A, il en reste en moyenne la moitié, parfois moins!).


Précisément, à J 5 (qui est le jour où les embryons sont généralement congelés et moment où il faut confirmer ou pas les tests génétiques), nous avions neuf embryons, on s’est donc dit qu’on allait tenter le coup. Après PGT-A, il nous en restait quatre (cela veut dire que cinq de nos embryons avaient des anomalies chromosomiques).


On ne regrette bien sûr pas du tout de l’avoir fait, mais si nous n’avions eu que 4 ou 5 embryons, je pense que nous aurions peut-être laissé faire la nature.


Mais le PGT-A est loin d’être une solution magique. Malgré cette sélection génétique, le premier transfert n’a pas fonctionné pour nous !


INFOS IMPORTANTES

On a beau se faire aider par la science, il faut rappeler que la nature joue un rôle très important ! Le PGT-A ne garantit donc pas que votre mère porteuse va tomber enceinte. Et à l’inverse, de nombreux parents d’intention sont tombés enceinte sans avoir fait de PGT-A. Je me souviens que le médecin de notre clinique nous disait que si la donneuse était jeune, sans soucis particulier, et pareil du côté homme, a priori il n’était pas particulièrement nécessaire de le faire. En nous rappelant que les hétéros qui n’ont pas besoin de FIV font des bébés sans PGT-A. C’est vrai :) Les cliniques mettent aussi en garde sur la procédure en elle-même, qui consiste à prélever des cellules de chaque embryon pour faire les tests, et que peut parfois « abimer » les embryons. C’est un risque très minime, mais qui existe. Et il peut également y avoir une marge d’erreur dans les résultats.


Il peut aussi y avoir un débat philosophique sur le fait de vouloir faire une sélection des embryons selon leur génétique.

Dernier point important (et pas des moindres) : le prix du PGT-A. Dans notre clinique, le coût était de 3750 CAD pour tester huit embryons (et 400 CAD pour chaque embryon en plus). Il faut donc pouvoir prévoir ce tarif additionnel au budget ! CONCLUSION

Donc, faut-il le faire ou pas ? C’est vraiment du cas par cas. L’important, c’est de bien peser le pour et le contre et de le prévoir – ou pas – pour prendre la meilleure décision pour vous quand le moment viendra.

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