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« J'ai toujours su que j'allais être papa un jour »



Comment les autres vivent-ils le parcours de la GPA au Canada l’intérieur ? Comment choisissent-ils leur agence et quels sont leurs conseils ? Rencontre avec Brad et Graham, un couple de Canadiens de Vancouver et heureux parents de Kael, bientôt 3 ans et Tegan, 8 mois.


-Qui êtes-vous ? Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes Brad et Graham, nous habitons Vancouver en Colombie-Britannique au Canada. Nous sommes ensemble depuis plus de 8 ans, nous nous sommes fiancés en Allemagne en 2018 et nous nous sommes mariés pendant l'été 2019. Brad est originaire de la ville de Grande Prairie, dans le nord de l'Alberta. Graham a grandi au nord d'Edmonton dans une petite ville appelée Morinville. Bien que nous soyons tous deux originaires de l'Alberta, nous ne nous sommes pas rencontrés là-bas, mais sur Instagram ;-).

Nous aimons tous les deux les activités de plein air comme la randonnée, le paddle, le ski et les voyages, dont nous avons beaucoup profité avant d'avoir nos enfants ! Et nous avons maintenant hâte de pouvoir partager tout ça avec eux !


-Avez-vous toujours voulu être parents ?

J'ai toujours su que j'allais être papa un jour. Je ne savais pas comment cela allait se réaliser mais je le sentais, même si je n'avais pas de préférence entre l'adoption et la gestation pour autrui. Graham avait moins de certitude, mais quand nous avons commencé à sortir ensemble, la paternité s'est rapidement transformée en un rêve commun.


-Pourquoi vous êtes-vous tournés vers la GPA ?

Nous avons parlé avec des agences d'adoption au début de notre parcours parental. Mais nous voulions vraiment un nouveau-né et ici en Colombie-Britannique, il y a très peu de bébés à adopter et l'attente est très longue. En plus de cela, il y a des aspects juridiques liés au droit parental avec lesquels nous n'étions pas à l'aise… C’est pour cela que nous nous sommes tournés vers la gestation pour autrui.


-Comment avez-vous choisi votre agence ?

Nous avons tapé " agence de mère porteuse au Canada " sur Google et c’est comme ça que nous avons débuté nos recherches ! Nous avons lu beaucoup d'informations provenant de différentes agences, puis nous avons choisi Proud Fertility.

Ce que nous avons aimé c’est qu’ils nous ont mis en contact avec d'autres parents d’intention et/ou parents qui étaient déjà passés par là et nous avons pu poser beaucoup de questions tout en faisant des rencontres agréables comme Sébastien et Julien, qui ont été le tout premier couple à qui nous avons parlé et ces conversations ont été extrêmement utiles ! En plus de ça, nous avons aimé que l’agence soit LGTBQ-friendly, ce qui était très important pour nous. Nous venons tous les deux de milieux très conservateurs et nous voulions que ce parcours soit confortable pour nous et qu'il n'y ait aucune discrimination.


-Quels conseils donneriez-vous à ceux qui doivent choisir une agence ?

Mon conseil est de contacter plusieurs agences pour faire le meilleur choix pour vous. Définissez ce qui est le plus important pour vous et ce que vous recherchez chez une agence. Il s'agit d'un lien que vous allez avoir pendant un certain temps et il faut être à l'aise car c'est un parcours qui peut être difficile. Et une fois que votre choix est fait, ne le remettez pas en cause. C'est ce que nous avons fait et nous sommes très heureux de la façon dont tout s'est déroulé.



-Comment avez-vous choisi votre donneuse d’ovocytes ?

Nous avons choisi notre donneuse d'ovocytes pour plusieurs raisons. D'abord, elle correspondait vraiment à nos valeurs. Et puis elle n’était pas anonyme car il était important pour nous d'avoir une relation avec elle dans le au cas où nos enfants souhaiteraient la connaitre plus tard. Et puis il y avait un critère physique : elle nous ressemble un peu à tous les deux !


-Comment s’est passé le choix de la mère porteuse ?

Le plus important pour nous était le relationnel, le lien que nous allions pouvoir avoir avec elle. En lisant son profil, nous avons réalisé que sa relation avec ses enfants était très forte, ça nous a beaucoup touché car ça en disait beaucoup sur elle. Et puis nous avons senti que nous allions pouvoir communiquer facilement avec elle et bien sûr lui faire confiance.


-Avez-vous déjà pensé à avoir des jumeaux pour éviter un deuxième parcours ?

Absolument, nous y pensions, mais notre agence nous a fortement déconseillé de le faire. Et avec le recul, nous avons été tellement occupés avec un enfant que je ne peux pas vraiment imaginer si nous en avions eu deux d’un coup ;-). Je suis heureux de notre choix.


-Comment s'est passé votre premier deuxième parcours ?

Une de nos amies nous a proposé d'être notre mère porteuse pour notre deuxième enfant donc le parcours a été forcément différent. Mais nos deux parcours ont été incroyables. Nous sommes incroyablement reconnaissants et cela s’est encore mieux passé que nous aurions pu imaginer.


-Avec le recul, pour vous, quelles sont les choses les plus importantes à savoir sur la GPA ?

De manière générale, il faut savoir ce que l’on veut, donc il faut beaucoup parler avec son conjoint ! Et il faut aussi savoir être flexible car parfois, il faut prendre des décisions différentes de ce qu’on avait imaginé.

Autre conseil : pour les sujets sensibles avec les différents interlocuteurs, communiquez par téléphone et pas par email ou sms, car c’est toujours source de malentendus et le parcours est déjà stressant, donc il faut éviter tout malentendu.


-Que dites-vous ou direz-vous à vos enfants sur leurs origines ?

Nous avons plusieurs livres sur les mères porteuses que nous avons déjà lus à notre fils Kael et que nous lirons aussi à notre fille Tegan. Nos mères porteuses sont des femmes incroyables et sont devenues des amies, elles feront partie de nos vies pour toujours et pour nos enfants, elles sont déjà les "tantes" qui les ont portés.



>Brad et Graham partagent leur vie de parents sur les réseaux sociaux, suivez-les !

Instagram de Brad : bradharderarychuk

Instagram de Graham : grahamary



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